Après l’accouchement : les suites de couches.

22 Juin 2015 * Classé dans : Ma grossesse, Maternité * 3 commentaire(s)

Il m’en aura fallu du temps pour rédiger ce post… plus de 6 mois.

J’ai attendu la reprise du travail et que le temps passe pour pouvoir vous en parler en toute objectivité, histoire de voir et aussi parce que quelques unes m’en ont parlé en off. Elles m’ont décrit à quel point ces suites de couches avaient été difficiles, à quel point elles ont été chamboulées psychologiquement et physiquement.

Pour ma part, je n’ai pas connu cela, physiquement j’ai bien eu un point ou deux, je ne sais même plus … , tout ce dont je me souviens aujourd’hui c’est de la fatigue extrême au début, mais la joie de découvrir ce petit être entièrement dépendant de moi m’a permis de tenir.
Et les douleurs connues lors de la grossesse (migraines et névralgies) se sont phénoménalement atténuées pour les névralgies, et les migraines carrément disparues, donc même si j’avais conscience de la fatigue, au final je me sentais bien mieux qu’enceinte.

Émotionnellement, mon rapport avec ma fille était presque « animal », mon instinct maternel s’est traduit par l’envie de sur protéger ma fille, sur la défensive dès qu’un danger potentiel se présentait… Le danger pouvant être une plume,  les mains de la voisine, la barbe de papa (et pas de la barbe à papa hein !) j’étais une mère-louve… Une harpie ouais je l’admets.

En gros, les suites de couches je n’ai pas connu ça… Mais lire une jolie expérience peut sans doute aider à relativiser des expériences moins heureuses et se dire que peut être la prochaine sera encore plus heureuse que la mienne !

Mon expérience heureuse est juste là pour vous rappeler que vous aurez des jours meilleurs, et surtout que la norme reste : l’ascenseur émotionnel, pleurer sans savoir pourquoi, et même parfois se demander l’espace de deux secondes pourquoi on s’est mis dans cette galère.

Chaque expérience est unique mais peu importe l’orientation qu’elle prend si vous en ressentez le besoin : parlez ! J’ai eu trop de peine d’apprendre que de très bonnes amies ont vécu l’enfer après l’accouchement : l’absence d’attachement avec bébé et/ou le rejet du mari, s’isoler, déprimer si fort, qu’elles ne se rendaient plus compte de la profondeur de leur déprime. Dites vous juste que de réagir comme cela arrive bien plus souvent qu’on ne le pense, essayez juste d’extérioriser, parle moyen qui vous convient le mieux

Mes mots sont gauches, mais j’espère que mon intention est claire : peu importe votre état tout de suite après l’accouchement ayez conscience que votre expérience, avec de l’aide parfois, sera forcément positive et nécessaire à la construction de votre lien avec bébé.

My cultural baby chic

 

 

 

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3 Réponses

  1. J’ai même envie d’ajouter : peu importe votre expérience, dites vous une chose : vous n’êtes plus enceinte et c’est la chose la plus merveilleuse qui pouvait vous arriver (comment ça tout le monde n’a pas eu des grossesses aussi horribles que les miennes?)

  2. J’ai mis un an à me remettre, à accepter mon nouveau corps qui n’est pas gros mais élargi. Au début j’ai souffert (une épisio de 2 cm), j’ai eu honte (la rééducation périnéale a été difficile dans ma tête avant tout), j’ai eu peur de ne jamais me remettre, j’ai eu mal au dos, aux genous, aux pieds, pendant des mois. Pourtant quel bonheur d’avoir mon bébé dans mes bras. Aujourd’hui, j’ai presque « oublié », j’ai encore du poids à perdre, mais une prochaine grossesse ne me fait pas peur.

    • Je pense que le fameux oublie est en fait « l’acceptation », on oublie pas mais on s’y fait et assez vite finalement.
      Moi aussi il me reste du poids à perdre, j’espère avoir le courage de m’attaquer au problème pendant mes congés d’été .

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